Texte de l’œuvre
Le grand cheval lève la tête, le petit la baisse.
L'un regarde au loin, l'autre cherche la terre sous ses pieds.
Se redresser et s'incliner. Regarder et continuer à vivre.
Les deux se tiennent au même endroit, les corps tout proches.
Des tons verts et abricot sont doucement effleurés par le vent.
Bientôt ces couleurs s'enfonceront dans la couleur d'herbes sèches, et la chaleur
deviendra solitude.
Alors, lui aussi avait deux postures.
Comme le poney, une part de lui levait la tête vers le monde à venir, tandis qu'une
autre baissait la tête et enfouissait son nez dans la terre rude sous ses pieds.
Dans des couleurs pas encore sèches, les deux se tenaient appuyés l'un contre
l'autre.
Contexte essentiel
Byun Shi-Ji est un peintre coréen moderne et contemporain qui a traité le Fūdo de Jeju non comme un décor, mais comme une condition de l’existence. Solitude, attente, vent et couleur de l’herbe sèche composent un modernisme coréen glocal, enraciné dans le lieu et ouvert au monde.
